Le métier d'ingénieur

C'est un métier passionnant et exigeant qui nécessite de bonnes bases scientifiques, l'esprit de synthèse et d'initiative. C'est aussi un métier très diversifié: Quels points communs entre un ingénieur en électronique et un ingénieur spécialisé dans les matières plastiques? Quels points communs entre un ingénieur qui est devenu dirigeant d'une grande entreprise et un autre qui gère à la tête d'une équipe le système informatique de l'entreprise?
La formation et le diplome! Mais au-delà, en fonction de ses capacités, de ses ambitions, de ses désirs, le métier d'ingénieur se diversifie à l'extrême.
Sur cette page du site du CEFI vous trouverez d'intéressants renseignements sur ce métier.

Les ingénieurs ont le vent en poupe : un marché dynamique allié à des formations performantes favorisent leur intégration professionnelle.

[extraits d'article du Figaro étudiant. Leur site est ici ]
L'ingénieur français est un cas à part. Alors que la quasi-totalité des pays européens accusent un manque de candidats, la France continue à former des ingénieurs en masse : environ 25 000 par an, contre la moitié voici dix ans. La bonne tenue du marché de l'emploi n'explique pas tout : le système hexagonal des Grandes écoles, tellement bien huilé et tellement représentatif de la filière scientifique, contribue naturellement à attirer les bacheliers.

Conséquence immédiate de cet engouement : la France, pays producteur, se retrouve en situation d'exportateur. Destination la plus prisée : les Etats-Unis, capables notamment d'offrir des rémunérations extrêmement attractives. Sans oublier l'aspect " paradis des nouvelles technologies ", qui convainc régulièrement des jeunes diplômés français de monter des start-up outre-Atlantique. Consciente de cette fuite des cerveaux, l'ambassade de France à Washington organise chaque année le Forum USA (successivement dans trois villes américaines), avec pour objectif de mettre en relation les étudiants et chercheurs expatriés avec les entreprises françaises.

Les rémunérations des ingénieurs sont en hausse mais des différences existent entre ceux qui ont fait une classe préparatoire et les autres.

[extraits d'article du Figaro étudiant. Leur site est ici ]
Le Cnisf, Conseil national des ingénieurs et des scientifiques de France, vient de publier sa 13e enquête nationale concernant les rémunérations des ingénieurs. Elle vise à mieux connaître la profession d'ingénieur et présente les chiffres de l'année 98 établis à partir de plus de 27 000 ingénieurs diplômés et issus de 108 formations d'ingénieurs différentes.
Pour les moins de 30 ans, le salaire moyen est de 213 KF ; de 305 KF pour les personnes qui ont entre 30 et 39 ans ; de 411 KF pour celles qui ont entre 40 et 49 ans et de 484 KF pour celles qui ont entre 50 et 59 ans.

Par ailleurs, environ 10 % des ingénieurs gagnent moins de 197 KF contre, 10 % qui atteignent un salaire supérieur à 610 KF. La rémunération médiane des débutants hommes (c'est-à-dire les diplômés issus des promotions 1997 et 1998) s'élève à 200 000 francs, et 192 000 francs pour les femmes.
Le passage par les classes préparatoires offre les meilleures rémunérations et la médiane des salaires des diplômés des promotions 1997 ou 1998 s'avère légèrement plus élevée que celle des diplômés des quatre dernières promotions de 1995 à 1998. On observe donc un rattrapage après une période de crise pendant laquelle les salaires d'embauche sont demeurés plutôt stables. Les universitaires et notamment les débutants titulaires de maîtrises, obtiennent des salaires inférieurs de 10 % à ceux des diplômés passés par les classes préparatoires... Mais ensuite l'écart se réduit puisqu'il n'est plus que de 6 %.


Définition de ce métier telle qu'elle est donnée par la Commission des Titres d'Ingénieur:
Le métier de base de l'ingénieur consiste à résoudre des problèmes de nature technologique, concrets et souvent complexes, liés à la conception, à la réalisation et à la mise en oeuvre de produits, de systèmes ou de services. Cette aptitude résulte d'un ensemble de connaissances techniques d'une part, économiques, sociales et humaines d'autre part, reposant sur une solide culture scientifique.

L'activité de l'ingénieur s'exerce en premier lieu dans l'industrie, le bâtiment et les travaux publics, ou l'agriculture, mais également dans les services. Elle mobilise des hommes et des moyens techniques et financiers, le plus souvent dans un contexte international. Elle reçoit une sanction économique et sociale, et associe à son objet des préoccupations de protection de l'homme, de la vie et de l'environnement, et plus généralement du bien-être collectif.

L'ingénieur diplômé a acquis un ensemble de connaissances et de savoir-faire au cours d'un cycle d'enseignement supérieur long, organisé par un établissement d'enseignement habilité par la Commission des Titres d'Ingénieur, comportant des enseignements académiques pluridisciplinaires et des périodes de formation en milieu professionnel. Enfin, dans certains cas, l'ingénieur peut aussi avoir obtenu, auprès d'un établissement habilité, la validation d'acquis professionnels qui se substituent partiellement à des éléments de cursus académiques.


Un métier accessible: Aujourd'hui, alors que le nombre de bacheliers S a tendance à baisser, les besoins en personnes formées scientifiquement ne cessent de croître. Les conséquences ? Un taux de chômage nul pour les jeunes ingénieurs et un nombre croissant de places dans les formations d'ingénieurs. Un exemple : En classe P.T. on passe un concours commun (nommé Banque P.T.) à plus de 50 écoles d'ingénieur, de Polytechnique aux " petites " écoles ; en 1999, il y avait au total plus de 1650 places pour seulement 2250 candidats ! (voir les débouchés).
En consultant le site du CEREQ vous pourrez vérifier que les diplomés d'écoles d'ingénieur connaissent un taux de chomage proche de zéro et on les salaires d'embauche les plus élevés pour les formations bac+5.

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